Le collagène marin est une protéine extraite de la peau et des écailles de poissons. On le trouve en poudre ou en gélules, presque toujours sous forme « hydrolysée ». Cette page explique ce que recouvrent ces mots, d'où vient la matière première et comment lire une étiquette.
Ce qu'est le collagène
Le collagène est la protéine la plus abondante du règne animal. Elle forme de longues fibres structurantes, faites de trois chaînes enroulées en triple hélice. Sa composition en acides aminés est particulière : on y trouve en forte proportion de la glycine, de la proline et de l'hydroxyproline, un acide aminé que l'on ne rencontre pratiquement que là.
Il existe une trentaine de types de collagène. Le type I, le plus répandu, est celui de la peau, des tendons et des os. C'est aussi celui qu'on extrait du poisson.
Marin, bovin, porcin : d'où vient la matière
Le collagène alimentaire provient de trois sources principales. Le collagène bovin est issu des peaux et des os ; le porcin, des couennes ; le marin, de la peau et des écailles de poissons, le plus souvent des co-produits de filetage.
Le collagène marin présente deux particularités : ses peptides sont en moyenne de plus petite taille que ceux du collagène bovin, et il convient aux régimes qui excluent le porc et le bœuf. En revanche il ne convient évidemment pas aux végétariens, ni aux personnes allergiques au poisson : c'est un allergène à déclaration obligatoire, et il doit apparaître comme tel dans la liste des ingrédients.
« Hydrolysé » : ce que cela veut dire
Le collagène natif est une molécule longue, insoluble à froid et difficile à incorporer. L'hydrolyse consiste à couper ces longues chaînes en fragments plus courts, appelés peptides de collagène, à l'aide d'enzymes. Le résultat est une poudre soluble dans l'eau, sans gélification, au goût très discret.
Le degré d'hydrolyse se lit au poids moléculaire moyen, exprimé en daltons (Da). Les hydrolysats alimentaires se situent généralement entre 2 000 et 5 000 Da. Cette valeur, quand elle est indiquée, est l'information la plus utile d'une fiche produit.
Pourquoi la vitamine C accompagne souvent le collagène
Ce n'est pas un argument marketing : l'organisme a besoin de vitamine C pour fabriquer son propre collagène. Le règlement européen autorise d'ailleurs à écrire que la vitamine C contribue à la formation normale de collagène pour assurer le fonctionnement normal de la peau, des os, des cartilages, des gencives, des dents et des vaisseaux sanguins. C'est la raison pour laquelle de nombreuses formules associent les deux, comme nos gélules de collagène marin et vitamine C.
Poudre ou gélules
- La poudre permet des apports libres, à diluer dans une boisson froide ou tiède. C'est la forme la plus souple et la plus économique au gramme.
- La gélule dose à l'unité et se transporte. Elle demande en revanche d'en prendre plusieurs pour atteindre un apport équivalent.
Les deux formes figurent dans notre rubrique nutricosmétique.
Lire une étiquette : les quatre points à vérifier
- L'espèce et l'origine du poisson, et la nature du co-produit employé.
- Le poids moléculaire moyen, en daltons.
- L'apport par portion journalière, en grammes, et non pour 100 g de produit.
- La mention de l'allergène poisson, obligatoire.
Cette page est une présentation de l'ingrédient. Les compléments alimentaires ne se substituent pas à une alimentation variée et équilibrée ni à un mode de vie sain. Tenir hors de portée des enfants. Ne pas dépasser la dose journalière recommandée indiquée sur chaque produit.