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Sous le mot « myrtille » se cachent deux plantes distinctes, deux modes de culture et deux baies qui n'ont ni la même couleur à cœur ni la même teneur en pigments. Savoir les distinguer est la première chose à faire avant d'acheter.

Deux espèces à ne pas confondre

La myrtille sauvage, Vaccinium myrtillus

C'est la myrtille européenne, celle des landes et des sous-bois d'altitude, des Vosges aux Pyrénées en passant par le Massif central et les Alpes. Un sous-arbrisseau bas, de 20 à 50 cm, qui pousse sur sol acide. Sa baie est petite, et surtout : sa chair est violette jusqu'au cœur. C'est elle qui tache la langue.

La myrtille cultivée, Vaccinium corymbosum

Originaire d'Amérique du Nord, aussi appelée bleuet en corymbe. L'arbuste monte à 2 m et produit des baies nettement plus grosses, à chair claire, dont seule la peau est bleutée. Elle se récolte mécaniquement et voyage bien : c'est la myrtille des étals.

La différence n'est pas seulement visuelle. Les anthocyanes, pigments responsables de la couleur, sont concentrés dans la peau chez la cultivée et répartis dans toute la chair chez la sauvage. À poids égal, la baie sauvage en contient davantage.

La feuille, l'autre récolte

On oublie souvent que le myrtillier donne deux récoltes. La feuille, cueillie en été, a sa propre histoire en herboristerie européenne, distincte de celle de la baie. Elle se prépare en infusion.

La cueillette

La myrtille sauvage se récolte de juillet à septembre selon l'altitude. En France, le peigne à myrtilles est réglementé et souvent interdit en forêt domaniale : il arrache les feuilles et blesse les rameaux, ce qui compromet la récolte suivante. La cueillette à la main reste la règle, et les quantités sont limitées par arrêté préfectoral dans de nombreux départements.

C'est l'une des raisons du prix de la myrtille sauvage : elle ne se cultive pas et se ramasse à genoux.

Trois formes au catalogue

Ces formes se retrouvent dans nos rubriques teintures mères et extraits de bourgeons.

En cuisine

La myrtille sauvage supporte mal la chaleur prolongée : ses pigments virent et son parfum s'évapore. Pour une tarte, mieux vaut cuire le fond à blanc et ajouter les fruits crus, ou les faire compoter très brièvement. Congelée à plat sur une plaque puis mise en sachet, elle garde sa forme et se cuisine sans décongélation.

Culture et certification

Le myrtillier cultivé demande un sol acide, entre pH 4 et 5,5, et une irrigation régulière ; il ne tolère pas le calcaire. Les lots proposés ici sont issus de l'agriculture biologique et certifiés par Ecocert France, sous le code FR-BIO-01.

Cette page est une présentation botanique. Les compléments alimentaires ne se substituent pas à une alimentation variée et équilibrée ni à un mode de vie sain. Tenir hors de portée des enfants. Ne pas dépasser la dose journalière recommandée indiquée sur chaque produit.